Télégraphe Chappe à Saint-Pierre de Montmartre - Peinture

Désignation

Télégraphe Chappe à Saint-Pierre de Montmartre

Peinture

Auteur/Exécutant

Regnier Auguste-Jacques

  • NomRegnier
  • PrénomAuguste-Jacques
  • Lieu de naissanceParis
  • Date de naissance1787
  • Lieu de décèsParis
  • Date de décès1860
  • Notice biographiquePaysagiste et peintre d'histoire. Elève de Bertin, il figura au Salon de 1812 à 1857. Chevalier de la légion d'honneur le 9 avril 1837, il reçut une médaille de deuxième classe en 1819 et une de première classe en 1828. En tant que peintre de paysages historiques il fut considéré, à un certain moment, comme un grand homme. Il obtint des commandes officielles et peignit la chapelle de Saint-Denis à Saint-Roch et travailla à la décoration du palais de Fontainebleau. Toutefois la mode passa et Regnier, devenu vieux, tomba dans une extrême misère et se donna la mort en se jetant dans le canal de Saint-Martin.
  • Ecole / mouvementRomantisme

Peintre

Date de création

1815 : ?

; Premier Empire (1804-1815)

Domaine

Peinture

Matière et technique

Huile

; Toile

Mesures

Hauteur en cm : 46,5

; Longueur en cm : 73

; Epaisseur en cm : 2

Hauteur avec cadre en cm : 72

; Longueur avec cadre en cm : 94,5

; Epaisseur en cm : 7

Description

La scène représentée ici situe le spectateur à l’arrière de l’église Saint-Pierre de Montmartre. La composition se divise en quatre parties égales suivant deux lignes médianes, horizontale et verticale. La ligne horizontale sépare les bâtiments et le ciel nuageux tandis que la ligne verticale, matérialisée par la tour Chappe, sépare le village à gauche de l’église et son cimetière à droite. Sur le ciel orageux se détache la tour du télégraphe construite au-dessus de l’abside du choeur de l’église. Deux personnages observent le paysage depuis la plateforme supérieure. Les constructions du village se prolongent sur la partie gauche du tableau. La composition est fermée par une partie du mur d’enclos dont on devine qu’il donne sur le vide, nous permettant de percevoir que la scène se situe en altitude. Au premier-plan à gauche se trouve une retenue d’eau à laquelle s’abreuve un chien. Une femme portant une jupe rouge et un panier tourne le dos au spectateur et marche vers l’entrée du village. Plus loin sur le chemin on aperçoit trois personnages et un autre chien. A droite de la composition se trouve le mur de clôture du cimetière devant lequel se tient un vieil homme appuyé sur une canne. A l’arrière-plan on distingue un clocher non identifié.

Datée du XIIe siècle, l’église Saint Pierre de Montmartre resta la propriété de l’abbaye royale de Montmartre (abbaye de moniales fondée par la reine Adélaïde de Savoie dans le second quart du XIIe siècle) jusqu’à la Révolution. Dès 1686, l’église avait cependant été entièrement dédiée aux usages paroissiaux après le déménagement des moniales dans de nouveaux locaux plus bas sur la butte. En 1792, l’église est l’un des rares édifices à ne pas être vendus et démembrés dans le cadre de la dissolution des biens du clergé. Elle est transformée en Temple de la Raison. C’est dès 1794 que l’on décide de construire une tour sur l’abside pour accueillir le tout nouveau télégraphe Chappe qui restera en place jusqu’en 1840, soit bien après que l’église ait été rendue au culte en 1803 ou 1806. Le télégraphe sera détruit dans un incendie survenu à l'occasion de travaux de restauration qui durèrent jusqu’en 1845.

Sujet / thème

Paysage

; Télégraphe Chappe

; Eglise

; Village

Département

Collections historiques

Propriétaire

Propriété de l'Etat

Mode d'acquisitionDon

Crédits

© Photo : Musée de La Poste, Paris / La Poste / Tous droits réservés
© Notice : Musée de La Poste, Paris / La Poste

Objet associé

M1228 Vue du télégraphe de Montmartre

Bibliographie

Bastian Jean-Claude, Le télégraphe Chappe de Montmartre, Les Cahiers de la FNARH, n°109, 2008, pp.17-29

Numéro d'inventaire

2017.35.66