Le système métrique, à tous les temps à tous les peuples - Timbre-poste - Timbre-poste à l'unité - France - 998

Désignation

Le système métrique, à tous les temps à tous les peuples

Timbre-poste

Timbre-poste à l'unité

France

998

Auteur/Exécutant

Decaris Albert

  • NomDecaris
  • PrénomAlbert
  • Lieu de naissanceSotteville-lès-Rouen
  • Date de naissance1901, mai 6
  • Lieu de décèsParis
  • Date de décès1988, janvier 1
  • Nationalité / CultureFrançaise
  • FonctionDessinateur
  • FonctionGraveur
  • FonctionPeintre
  • FonctionIllustrateur
  • Notice biographiqueNé le 6 mai 1901 à Sotteville-lès-Rouen, Albert Decaris a fait montre de dons pour le dessin dès ses plus jeunes années. Il attendit d’avoir l’âge d’intégrer l’école des Beaux-Arts en obtenant le diplôme de l’Ecole Estienne, spécialité gravure, sous l’égide du graveur Antoine Dezarrois. Il entra aux Beaux-Arts sans difficulté dès qu’il put passer le concours et à 18 ans devint premier Grand prix de Rome en gravure, avec une œuvre intitulée Eve avant le pêché. Les années qu’il passa à la Villa Médicis marquèrent son inspiration, les sujets méditerranéens, la lumière romaine, les références à la renaissance italienne s’inscrivant dans son œuvre jusqu’à ses dernières toiles. Son désir d’intégrer l’art dans tous les aspects de la vie humaine donna à sa carrière une impulsion particulière. A la peinture de chevalet et aux gravures au burin de grandes dimensions s’ajouta un large éventail d’activités artistiques. En effet, avant de devenir l’un des grands maîtres du timbre-poste, c’est par l’illustration qu’il attira l’attention du ministre des Postes Jean Mistler. Dès 1919, il illustra une édition des Hommes représentatifs du philosophe américain Ralph Waldo Emerson. Il consacra au livre une grande attention. Plus de cent volumes portent sa signature. Parmi eux figurent Combourg de Chateaubriand (1928), Les Destinées et Servitude et grandeur militaires d’Alfred de Vigny (1929 et 1947), Discours des misères de Pierre de Ronsard (1930), Les Bacchantes d’Euripide (1948), Jésus en son temps de Daniel Rops (1953), Théâtre complet de Corneille (1955-1961), Les trophées de José-Maria de Heredia (1967), sans oublier Le Vampire, extrait des mémoires du Chevalier de Villevert de Jean Mistler (1944). Il réalisa également de nombreuses fresques et décorations murales dont celle du Pavillon de Bois de l'architecte Henry Le Même, à l'Exposition internationale de Paris (1937) et du Pavillon de la France à l'Exposition internationale de New York (1938). Il décora aussi l'escalier d'honneur de la mairie de Vesoul (1937) ou encore des peintures murales pour le porche du chalet de l’Inconnu, destiné à l’architecte Jean Walter à Megève (1942). Elu à l’Académie des Beaux-Arts, section gravure, en 1943, il fut également nommé Peintre titulaire de la Marine Nationale en 1972. Il habitait Paris, sur les quais de Seine où il avait un atelier niché sous les toits d'où l'on découvrait tous les monuments de la capitale dont il faisait de nombreuses gravures. A partir de 1935, il montra qu'il était aussi à l'aise dans le petit format. Les premiers timbres-poste qu’il conçut, Normandie et Le cloître de Saint-Trophime, datent, en effet, de cette année-là. Parmi les figurines qui le rendirent célèbre auprès des collectionneurs et du grand public, se trouve la série de neuf timbres pour le centenaire d’Hector Berlioz (Monaco, 1969) et surtout celle brossant, entre 1966 (Vercingétorix) et 1973 (Napoléon), une fresque de l’histoire de France en vingt-quatre timbres. Albert Decaris se vit confier des commandes à thématiques très diverses. Il excella dans les scènes animées d’action ou de bataille, où l’on retrouva l’illustrateur romantique, voire épique, qu’il fut avant tout. Il réalisa son dernier timbre français, La France à ses Morts, en 1985, et mourut le 1er janvier 1988, à Paris. En novembre 2001, un timbre-poste rendit hommage à son talent de graveur. Il représentait la tour Eiffel, gravure réalisée par ses soins, juste avant sa mort.
  • Ecole / mouvementEcole Estienne
  • Ecole / mouvementBeaux-Arts Paris

Dessinateur

; Graveur

Date de création

1954, octobre 5 : Date d'émission

; 1955, février 19 : Date de retrait

Domaine

Archive du timbre-poste

Matière et technique

Papier gommé

; Taille-douce

Mesures

Hauteur en cm : 4

; Largeur en cm : 2,6

; Forme : Portrait

Description

L'Administration des Postes française met en vente, à partir du 4 octobre 1954 à Paris, et à partir du 5 octobre dans les autres bureaux du territoire, un timbre-poste destiné à rappeler que l'institution du système métrique est d'initiative française.

CARACTÉRISTIQUES DE CE TIMBRE
Valeur : 30 francs
Couleurs : bleu hirondelle, sepia
50 timbres à la feuille
Dessiné et gravé en taille-douce par DECARIS
Format vertical 22 x 36 (dentelé 13)
Comme toutes les institutions de la monarchie d'ancien régime, fruits d'une lente superposition et amalgame de traditions diverses, les unités de mesure et de poids, employées en 1789, étaient particulièrement nombreuses, changeantes, parfois même incohérentes. Que de variations déconcertantes d'une province à l'autre, voire d'une ville à une autre ville de la même région ! Les efforts de la monarchie pour généraliser les mesures de Paris n'avaient abouti qu'à des réformes partielles au cours du XVIIIe siècle et une refonte complète du système des poids et mesures paraissait urgente : nombre de cahiers de doléances en réclamèrent l'unification, souhaitée aussi par les milieux scientifiques.
L'Assemblée Constituante confia à l'Académie des Sciences, par un décret du 8 mai 1790, le soin de lui proposer un nouveau système. La commission comprit les plus grands savants d'alors : Monge, Lagrange, Laplace, Condorcet, Borda qui fit décider l'adoption comme unité de base de la longueur d'un arc du méridien terrestre.
Les travaux de mesures d'un arc de méridien entre Dunkerque et Barcelone furent confiés à Delambre et Méchain. Ce sont ces travaux qui sont symbolisés sur le timbre... Mais la décision capitale fut l'application aux nouvelles mesures du système décimal, qui conféra au système métrique sa supériorité sur tous ceux qui avaient été employés avant lui. Ainsi constitué, le système métrique s'appliqua aux mesures de capacité, de poids, de longueur, de surface, à la monnaie, au cercle et même pour un temps à l'heure et au calendrier...
Si la loi du 18 Germinal an III — 7 avril 1795 — rendait en France les nouvelles mesures légales et obligatoires, il faudra cependant attendre 1840 pour qu'elle soit systématiquement et complètement appliquée. En même temps, le système métrique s'imposait peu à peu aux autres nations ainsi que l'avaient souhaité les promoteurs de son adoption. Une première réunion internationale aboutit en 1875 à la Convention du mètre, puis, en 1889, la Conférence générale du mètre, réunie à Paris, donna une valeur légale aux étalons métriques, répartis entre les nations signataires de la Convention de 1875. Mais, malgré les progrès réalisés, il s'en faut encore que le système métrique soit universel, puisque les pays anglo-saxons — Grande-Bretagne, Commonwealth et États-Unis — continuent à se montrer réfractaires à son emploi.

Sujet / thème

Homme

; Evènement

; Sciences

; Congrès

; Allégorie

; Mesure

; Compas

; Globe

; Aile

Département

Collections philatéliques

Propriétaire

Propriété de l'Etat

Crédits

© Photo : Musée de La Poste, Paris / La Poste / Tous droits réservés
© Notice : Musée de La Poste, Paris / La Poste
© Adagp, Paris, 2025

Particularité

Valeur faciale : 30

; Devise : FR

; Couleur : Polychrome

; Tirage : 1 800 000

Numéro d'inventaire

2010.0.233